Ayant loupé le coche de la découverte du marais poitevin lors de notre dernière escapade vendéenne, il était impensable de passer à côté cette fois-ci, étant pile poil sur notre chemin entre La Rochelle et le Puy-du-Fou.

Rendez-vous fut donc pris à l’embarcadère de l’Abbaye de Maillezais où tu as le loisir de partir pour un tour en barque accompagné ou non, pour une heure ou + selon affinités ! Si tu tentes l’aventure sans guide, sois attentif•ve aux panneaux indiquant les “sentiers” nautiques, sans quoi il y a de fortes chances que tu te perdes dans ce dédale de quelques 500 kms de voies navigables !

Nous avions pris l’option avec batelier et ainsi appris plein de choses sur la région.

Robin, notre charmant guide habitant lui-même le marais poitevin et connaissant donc la région comme sa poche ! Là, il rame mais sinon il s’arme aussi d’une “pigouille”, sorte de long bâton pour avancer dans les méandres des marais. 

Note que si tu ne visites pas l’abbaye, tu auras en tout cas le bonheur de la découvrir au début de la promenade en barque et elle est vraiment très très intéressante.

La cruche que je suis n’a pas pensé à prendre une photo quand on est passés devant et malheureusement c’était ma seule opportunité de le faire, donc merci Google pour cette jolie photo 😉

Le marais s’étend sur pas moins de 96 000 hectares et, à sa grande époque, on y recensait carrément 8000 kms de canaux, la plupart creusés à la seule force des mains et cela dès l’an mil et l’arrivée de moines – d’où l’affluence d’abbayes dans la région. Ceux-ci comprirent vite que sous le marais gisait un sol fertile à la culture et se mirent à l’assécher, circulant en barque entre les parcelles de terre.  6000 hectares furent ainsi asséchés en 2 siècles.

Malheureusement la guerre de Cent Ans passa par là et laissa le marais exsangue.  Il fallut attendre le 16ème siècle et l’amour d’Henri IV pour cette région pour voir le retour des travaux d’assèchement.

Sans entretien régulier, la plupart des canaux sont retournés à l’état sauvage comme ici…

Ces arbres bordant le marais sont tout à fait fascinants, autant par l’étendue impressionnante de leurs racines que par l’inclinaison parfois très inclinée qu’ils peuvent prendre en se penchant vers l’eau ou, comme ici, en tant que témoins décolorés des crues et décrues au fil des ans. On le voit clairement sur le bas du tronc qui a pour habitude d’être dans l’eau une partie de l’année.

Autre phénomène incroyable : à certains endroits, tu peux jouer au sorcier et mettre le feu à l’eau ! En vérité, le batelier remue le fond avec sa pigouille, ce qui fait remonter le méthane contenu dans la vase provenant de la décomposition des végétaux – particulièrement des figuiers – et il suffit “d’allumer” l’eau pour la voir s’embraser ! 

Voilà pour la petite histoire ! Dans les faits, pas spécialement besoin de connaître l’origine des lieux pour en apprécier toute la splendeur mais bon, un peu de culture ne fait jamais de mal, n’est-il pas? 🙂

Plusieurs embarcadères bordent les canaux et proposent, hormis les tours en barques, des locations de vélos et de canoës ou encore une initiation au paddle, comme c’est le cas à l’embarcadère de la Venise Verte, tenu par le sympathique Jeremy, que je te recommande pour ces services-là – plusieurs itinéraires à vélo sont proposés, selon le temps que tu es prêt•e à y consacrer – mais également pour la guinguette sur la berge, la bien nommée “Au bord de l’eau”.  Le concept est sympa, les plats sont faits à base de produits locaux, les prix sont raisonnables, bref on approuve fort fort !

Le fameux embarcadère avec, à droite, les tables du restaurant, à l’ombre des grands arbres.

Le marais poitevin le site

1 Comment

  • aurelie arroseres
    31 January 2020 at 12 h 59 min Reply

    hello
    c’est simple et beau..
    bises

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