Le jour où j’ai fait une gastroscopie sans anesthésie

A l’époque d’internet, quand tu as des symptômes divers et variés et que tu as la grande idée d’aller sur Google voir de quoi il pourrait éventuellement s’agir, tu te rends compte qu’en gros, tu n’en as plus que pour 24 heures à vivre… et encore, ça, c’est dans le meilleur des cas !

Blague à part, je suis loin du profil de l’hypocondriaque qui se précipite chez son médecin au moindre ballonnement…

* je ne sais pas ce que ça signifie mais ça ressemble à une maladie, donc ça veut dire que je l’ai.

Faut-il rappeler que j’ai accouché seule dans ma salle-de-bain, sans péridurale, donc la douleur ne fait pas trop partie de mon vocabulaire…

Tout ça pour dire que quand je vais chez le doc, c’est pour un truc, un vrai !

Je suis donc allée voir un gastroentérologue, ami de surcroît, qui m’a demandé de venir à jeun « au cas où il faudrait faire une gastroscopie »… tape ce mot dans ton moteur de recherche préféré et tu liras des récits assez flippants sur le fait que c’est juste la piiiiiire expérience qu’on puisse vivre dans la vie…

Malgré tout, j’y allais sereine et confiante mais ayant en + choisi l’option « sans anesthésie » par manque de temps, je n’en menais pas large quand même.

Je voulais écrire ce petit témoignage pour rassurer ceux qui, comme moi, pourraient tomber sur des articles relatant des histoires effroyables à ce sujet.

On commence par mettre un spray dans ta gorge pour l’anesthésier localement en te prévenant que tu vas avoir l’impression d’avoir du mal à déglutir, limite que t’es entrain d’étouffer… ça, on ne te le dit pas mais je le rajoute car effectivement, c’est ce qui arrive et c’est le vrai truc désagréable de l’examen parce que t’as un peu (beaucoup) l’impression que tu n’arrives plus à respirer… 

* je sais qu’il y a un piège mais je ne sais pas lequel.

L’astuce étant de fermer les yeux, de rester zen, de se concentrer sur sa respiration et tout ira bien, promis !

« Ca va? Tu te sens bien? », me demande mon bourreau ami le doc…

… euuuuh? Comment dire?

Ensuite on te place un objet dans la bouche digne de Pulp Fiction mais sans la boule rouge… sérieux, j’exagère, c’est juste un bout de plastique pour s’assurer que l’envie ne te prenne pas de la refermer pendant que le tuyau inspecte ton moi intérieur 😉

Et on t’insère ce looong cable noir, en te demandant de ne pas déglutir mais de laisser ta salive s’écouler en-dehors de ta bouche… si par hasard tu avais des vues sur le gastroentérologue, oublie direct, vu le grand moment de sexitude auquel il va assister !

On te redit de bien respirer, on t’encourage, on te fait savoir que c’est presque fini, alors tu fais un effort, la fille trop décontracte, même si au fond, t’en mènes vraiment pas large…

Là, c’est le deuxième truc désagréable parce qu’en vrai, t’as évidemment fort envie de déglutir, puis t’as envie de vomir aussi…

Mais sincèrement tout cela prend à peine 2 ou 3 minutes – enfin, en tout cas c’est ce qu’on te raconte parce que toi, tu as l’impression que ça dure toute une vie !

Je ne dis pas que je le referai avec joie mais par rapport à ce que j’avais lu, c’est vraiment pas insurmontable, loin de là !

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