The temps qui passe…

Il y a peu, j’ai fêté mon anniversaire… 34 ans au compteur… bah, c’est pas si terrible que ça, je vous rassure ! Mais j’ai une amie précieuse, une certaine Madame Avril (que vous apprendrez à connaître) qui, elle aussi, allait atteindre cet âge quelques jours après moi… la veille de son annif, elle me dit se sentir perplexe, ne pas arriver à cerner vraiment pourquoi mais ça lui fait bizarre d’entrer dans sa 35ème année (alors oui, on est d’accord, elle vient donc de fêter ses 34 ans, jusque là vous avez bien suivi mais pour ceux qui lançaient des boules de papier pré-mâché dans les cheveux de leurs camarades de classe à l’école plutôt que de suivre le formidable cours de math, 34 ans, c’est la 35ème année de l’existence… « ah ouaiiiiiis?? »… ben ouais, j’t’assure !).

Et donc moi, il faut savoir que dès qu’on me lance sur un sujet philosophique, je me jette à corps perdu dans des théories à la who why when what where (les 5 W, j’y reviendrai certainement, c’est un principe de vie, un peu comme les préceptes du Dalaï Lama) et voici ce que l’engrenage bien huilé de mon cerveau (Hé oui, encore lui ! Il est fort fort présent dans ma vie, Dieu merci !) en a ressortit :

En fait, il faut voir ça sous un angle mathématique (voilà ce qui arrive quand Monsieur votre Mari fait des maths, ça finit par déteindre sur vous !) : 33 ans, c’est cool, on multiplie par 2, ça fait 66 ans, pas encore trop trop méchant comme âge, on est considéré comme senior, certes, on a droit aux transports gratuits (wèèèè, à nous les excursions d’un jour à Blankenberge), aux musées gratuits, à des réductions conséquentes chez Damart, à un potage cresson gratuit à l’achat d’une assiette de moules chez Lunch Garden et tout ça. A la limite, on en rêverait déjà !

Puis on multiplie par 3 et là, 99 ans, on se dit « wouaw, trop la classe, quel bel âge, vivement que j’y sois, tout le monde sera plein d’attentions envers moi pour être sûrs que je passe le cap des 100 ans et qu’ils puissent avoir leur photo dans le journal local à mes côtés en tant que « famille de Mme on the Cake, nouvelle et heureuse centenaire de notre jolie ville » ! »… jusque là, tutti va bene !

Puis on fait pareil avec 34… x 2, 68, no souçaïe, on joue dans la même cour que nos cadets de 2 ans… mais ensuite, en multipliant par 3, l’abominable vérité nous saute aux yeux : ça fait 102 ans !!! Ca y est, on est centenaire, il y a 3 chiffres à notre âge, maintenant que la fête est finie, on est bon pour être casé au fin fond d’une maison de retraite insalubre, où nos enfants, petits, arrières et arrières-arrières-enfants n’auront soi disant jamais le temps de passer nous voir, alors on nous installe toute la journée devant un écran de télé si minuscule qu’on n’y voit que dalle, on nous sert des sortes de bouillies qu’on dirait sorties tout droit d’une boîte de whiskas et une ou deux fois sur l’année, on nous offre un spectacle de marionnettes ou un concert d’un accordéoniste qu’on a dû dégoter au caftard du coin et on finit par dormir 35 heures par jour pour passer le temps, tellement c’est chiant !

Donc voilà, 33 ans, c’est cool, on voit l’avenir comme une chouette partie de plaisir… puis bardaf, 34 ans, on se rend compte que tout va changer à jamais… prochaine étape pas cool : nos 67 ans (même principe… on fait x 3 et nous voilà bicentenaire !)

Elle est pas belle, la vie?!

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1 commentaire pour “The temps qui passe…”

  1. Isabelle dit :

    That in’sthgis just what I’ve been looking for. Thanks!

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